S1 E5 Personnage d'intérêt

18 Juillet 2016

"Personnage d'intérêt, portrait de bénévole" S1/E5 - une femme sage"

ici on cherche des bénévoles
Agée de 61 ans, je me prénomme Annick, mais je lui préfère Anne (que quelques proches ont pu m’accorder)
Née à Paris XIIIème où j’ai vécu 24 ans, c’est au Pays–Basque que je me suis pleinement réalisée professionnellement, et personnellement, entourée d’amis authentiques et fidèles en toutes circonstances, m’aidant dans ce véritable défi qui consiste à élever seule deux filles dont le père est parti beaucoup trop tôt.
 

Annick à l'AVH

Après un baccalauréat « philo » un concours d’entrée à l’école de sage – femme, de la faculté de médecine « COCHIN », trois années d’études drastiques m’ont amenée à exercer le merveilleux métier de sage - femme :
  • Accompagner les femmes, les couples, dans cette incroyable et mystérieuse aventure du Don de Soi et de la Vie
  • Accueillir joies et souffrances, entrer au plus profond de l’univers de l’intime de chacun
  • Ecouter les confidences sans rien abandonner de la vigilance et du principe de sécurité médicale
  • S’effacer, émue, lors de cet instant magique de rencontre entre ce nouvel Etre et (son) ses parents avec le sentiment du Devoir accompli quand tout va bien, et toujours recommencer.
Mon profil et les circonstances professionnelles aidant, j’ai intégré l’école des Cadres de Dijon afin d’y obtenir un diplôme mixte en management et pédagogie.
  • Le premier volet m’a permis d’exercer des fonctions de cadre supérieur du service de gynécologie – obstétrique de l’hôpital de Bayonne où j’ai relevé le défi de deux restructurations de service et l’accompagnement du projet de construction du pôle « parents femme enfant » mais c’est avant tout le management du projet social en collaboration avec la Direction du CHG qui m’a enrichi.
  • Le second volet, pédagogique, m’a amenée à m’éloigner vers des fonctions d’enseignement à l’école de Poitiers ; la Réforme Hospitalière, et certaines de ses conséquences, venant heurter mes valeurs et convictions m’a poussée vers la transmission de ma passion du métier, surtout en termes de Savoir-Etre et Savoir-Faire, la technique étant toujours et plus facilement acquise.

En parallèle, mes doutes et réflexions concernant mes expériences cliniques m’ont conduite à participer au travail de l’espace Régional d’Ethique de Poitiers sous la houlette du Professeur émérite R. GILL

Durant ma période de préparation à la retraite qui a pris effet au 1er octobre 2015, j’ai projeté de m’orienter vers le bénévolat.
Le modèle de mes parents, très actifs en la matière, durant leurs trente années de retraite, a probablement influé sur mes choix, mais aussi, ma participation au sein d’une association humanitaire (A H S M), cooptée par ma famille d’amis, dont l’objectif était de travailler sur des projets en Santé mentale et Santé primaire au Bénin. Deux missions de 3 semaines m’ont surtout enseigné l’humilité, le respect des autres cultures et la reconnaissance d’autres valeurs. J’ai été marquée par le sens de l’accueil et de la fête, la générosité et la gaité communicative de ces êtres humains qui survivent dans le plus grand dénuement et sont capables de tant donner.
 
C’est encore et toujours l’amitié qui m’a guidée vers l’AVH, dans un moment où, réinstallée au Pays Basque, investir mon temps libre était devenu une nécessité, au-delà du yoga, stretching et jogging pour la partie sportive de mes occupations, et de la lecture, du cinéma et du bricolage pour les hobbies, sans parler de mes indispensables rendez-vous avec mes amis.
Jean, membre de l’AVH, et surtout mon ami de longue date, m’a proposé d’intégrer le groupe des bénévoles afin de suppléer à Pascal et Yves au sein des sous commissions à l’accessibilité de l’intercommunalité de Saint–Pierre d’Irube et de la sous–préfecture.
L’accueil a été chaleureux et bienveillant. J’ai senti une équipe motivée, soudée, sérieuse, et désireuse que chacun trouve sa place dans un souci de meilleure efficacité. L’humour est également au rendez-vous, ce qui fait du bien !
Formation et tutorat viennent me rassurer quant à mes futures missions, ainsi qu’un esprit de partage.
Travailler au service de l’amélioration de l’autonomie chez les déficients visuels est un principe fondateur de Droit et de justice qui demande de l’observation, de l’écoute et de prêter sa vue tout simplement.
 
Comme Annick, Pascal et les autres, si vous avez envie de donner un autre sens à votre vie, venez offrir quelques heures à notre association. 
Vous y trouverez certainement une activité correspondant à vos goûts et vous vivrez cette grande aventure humaine avec nos bénéficiaires.